Date de création de la page : Mars 2020

Rôles et fonctionnement de l’Observatoire du Territoire

L’Observatoire du Territoire est un outil de connaissance du territoire et d’aide à la décision au service :

  • De la mise en œuvre de la Charte du Parc 2015-2030 et de son évaluation
  • Du suivi et de l’aide à la décision de l’action du Parc
  • De l’analyse de l’évolution du territoire

Ainsi, il doit permettre :

  • D’acquérir des informations sur la connaissance du territoire du Parc et de la diffuser aux élus, aux partenaires, aux acteurs locaux ainsi qu’aux habitants
  • D’aider à la décision sur des enjeux stratégiques du territoire du parc
  • De contribuer au suivi et à l’évaluation des actions du Syndicat Mixte et de la mise en œuvre de la Charte et plus largement au suivi de l’évolution du territoire

Dans cette optique, le site web de l’Observatoire du territoire se présente sous la forme de 3 onglets principaux :

  • Un onglet « Connaissance et évolution» a pour but d’acquérir et de diffuser la connaissance sur le territoire et son évolution afin qu’elle soit accessible à tous. Ordonnés par thématiques, les éléments de connaissance du territoire sont disponibles sous la forme de données brutes et analysées, cartographiques et non cartographiques, ainsi que d’études. Certains éléments sont disponibles au téléchargement.
  • Un onglet « Evaluation » a pour but de présenter l’évaluation de la mise en œuvre de la Charte et des actions du Parc. S’y trouvent notamment les rapports d’activité annuels.
  • Un onglet « Appui stratégique » a pour but de présenter des analyses et des stratégies thématiques à l’échelle du territoire à l’attention des acteurs locaux.

Présentation du Territoire du Parc naturel régional de Lorraine

Situé à proximité des agglomérations de Metz et de Nancy, le Parc naturel régional de Lorraine (PnrL), créé en 1974, compte 182 communes appartenant à 12 communautés de communes affiliées au Parc réparties sur 3 départements : la Meurthe-et-Moselle, la Meuse et la Moselle. A cela s’ajoutent 9 villes-portes membres du Syndicat Mixte du Parc : Pont-à-Mousson, Jarny, Verdun, Saint-Mihiel, Commercy, Toul, Château-Salins, Dieuze et Sarrebourg. Le territoire du Parc couvre une surface de 210 000 ha et compte 78 500 habitants en 2017, soit une densité d’environ 37 habitants au kilomètre carré.

Source : Parc naturel régional de Lorraine 2019 ; ©IGN BD TOPO® 2019

Particularité rare parmi les Parc naturels régionaux, le territoire du PnrL est divisé en deux parties distinctes, la Zone Ouest située en Meurthe-et-Moselle et en Meuse et la Zone Est située en Moselle, séparées de 25 km de part et d’autre du Sillon Lorrain, axe majeur du développement économique et urbain de Lorraine. Cette spécificité trouve son origine dans le rôle historique du Parc en tant que « poumon vert » pour les habitants de la métropole lorraine et par la similitude et l’interaction des éléments paysagers et du patrimoine naturel et culturel qui le composent. Soumis aux influences de dynamiques de développement plus ou moins marquées, le territoire porte l’empreinte des infrastructures qui desservent les grandes agglomérations lorraines : ligne TGV, gazoduc…

Les successions de côtes abruptes, de plateaux, de plaines humides riches en étangs et de larges vallées fluviales forment au total 8 unités et 4 sous-unités paysagères au sein du PnrL. Ces paysages, remarquables au niveau de leur qualité et de la richesse de la biodiversité, sont représentatifs des grands paysages lorrains.

Parmi eux, les côtes de Meuse sont reconnues au niveau régional et national pour leur géomorphologie exceptionnelle, la forte interaction qui existe entre l’implantation des communautés villageoises, les pratiques agraires ainsi que les empreintes laissées par la Grande Guerre dans le paysage. Les pentes de ces Côtes portent les vignobles et les vergers où est récoltée la savoureuse mirabelle de Lorraine.

En 2018, 58% du territoire du Parc était composé de territoires agricoles. L’agriculture, sur le territoire du PnrL, est diversifiée : généralement, les grandes cultures occupent les plateaux, l’arboriculture et la viticulture sont beaucoup plus présentes dans les paysages de Côtes tandis que la polyculture et l’élevage s’étendent dans les plaines et les vallées. Les cultures, les prairies, les vignes, les vergers et les étangs sont des éléments structurants des paysages du Parc. Cependant, les difficultés économiques que rencontrent la polyculture et l’élevage, l’arboriculture et la pisciculture tendent à fragiliser ces filières agricoles traditionnelles, expliquant ainsi en partie la diminution des surfaces en prairies, milieux d’excellence pour la biodiversité au même titre que les pelouses calcaires et les étangs.

Les forêts, formant de grands massifs orientés Nord-Sud presque continus sur les plateaux des Côtes, ainsi que les milieux semi-naturels occupent 37 % du territoire.

2,3% du territoire sont occupés par des surfaces en eau, et 0,15% par des zones humides. Ces deux derniers éléments sont encore plus marqués dans la zone Est du Parc, notamment dans le Pays des Étangs.

Sur le territoire du Parc, les étangs sont très nombreux : on compte 340 étangs de 0,1 ha à plus de 1 100 ha sur le territoire, alimentés par les petits ruisseaux de la Woëvre et du Pays des Etangs. Les étangs sont constitués d’une multitude d’habitats pouvant être favorables à un grand nombre d’insectes, d’amphibiens et d’oiseaux. Les étangs de Lindre, de Lachaussée et de Madine notamment représentent une halte migratoire essentielle pour beaucoup d’espèces d’oiseaux. Certains étangs piscicoles historiques, créés à partir du XIIe siècle par les communautés monastiques, ont été maintenus jusqu’à aujourd’hui grâce à une gestion extensive, faisant d’eux des milieux exceptionnels, refuges d’une faune et d’une flore particulières.

Les espaces naturels d’exceptions qui composent le Parc sont protégés par 16 sites Natura 2000, dont 11 sont gérés par le Parc, 150 ZNIEFF (Zones Naturelles d’Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique) ainsi que par une réserve naturelle régionale sur le site des Etangs de Lachaussée. Si ce réseau de « réservoirs de nature » a pour but premier de maintenir les continuités écologiques en Lorraine, il permet aussi de favoriser la découverte de cette richesse exceptionnelle du territoire.

3% du territoire sont couverts par des espaces artificialisés, moitié moins que dans le reste de la Lorraine (8%) (Source : Corine Land Cover 2018). Les villages lorrains traditionnels se trouvent généralement établis au pied des côtes et à la limite des sources, sur les croupes bien drainées, à la confluence des vallons, ou à la limite entre pâturages et terres céréalières. Ils se caractérisent par une étroite interdépendance avec le relief dont ils accusent les moindres variations. Le bâti est groupé car contraint par la nécessité d’optimiser l’exploitation des terres, par les pratiques de l’assolement triennal et la vaine pâture, pour des raisons défensives ou encore pour des raisons sociales ou d’accroissement de population. La typologie traditionnelle du village lorrain est un village « rue » ou un village « tas », mais peut aussi prendre des formes plus complexes ou mixtes. Aujourd’hui, bien qu’ils soient toujours compacts, ils tendent à s’étendre le long des voies principales ou au détriment de la ceinture végétale, et sont particulièrement développés à proximité du sillon mosellan et des grandes agglomérations.

Vous pourrez trouver davantage d’informations sur la présentation du territoire et de la Charte du Parc 2015-2030 dans les documents suivants :